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Encore au lycée, elle s'est alors fait un nom en haranguant la foule dans des manifestations contre le gouvernement.</p><p>Partie sur les routes de campagne en soutien d'un candidat de l'opposition, elle a cru possible de renverser le dirigeant honni. Avant d'être écoeurée par l'humiliante défaite de son camp et les querelles intestines.</p><p>Désormais, l'étudiante aux cheveux courts d'un noir de jais ne veut plus entendre parler de politique. "Ma santé mentale en dépend", confie-t-elle.</p><p/><hl2>- 'Autocratie électorale' -</hl2><p/><p>Un découragement partagé par de nombreux militants, explique à l'AFP Daniel Mikecz, chercheur du groupe de réflexion Republikon. "Les sondages montrent que petit à petit, ils perdent l'espoir de pouvoir influer sur le processus politique".</p><p>Car entre la Pologne et la Hongrie, les deux trublions de l'UE qui ferraillent régulièrement avec Bruxelles sur l'Etat de droit, les migrants ou les droits de la communauté LGBT+, la différence est de taille.</p><p>D'un côté, un pays de 38 millions d'habitants devenu "une démocratie viciée, mais au système resté pluraliste", relève Andras Bozoki, professeur à l'Université d'Europe centrale (CEU).</p><p>De l'autre, un Etat quatre fois moins peuplé que le tout-puissant Viktor Orban, fort d'une écrasante majorité au Parlement avec son parti Fidesz, a transformé en "autocratie électorale". </p><p>Le responsable a réformé la Constitution et le système de vote, progressivement mis au pas les contre-pouvoirs et s'est emparé avec un cercle de proches de pans entiers de l'économie. Si bien que même dans le cas d'une alternance, son successeur aurait les mains liées dans de nombreux domaines.</p><p>Les médias sont au coeur de sa bataille pour garder le pouvoir. "Il a bâti un empire à la botte du parti", note l'ONG Reporters sans frontières (RSF) qui classe la Hongrie à la 72e place mondiale en termes de liberté de la presse, contre la 25e en 2009.</p><p/><hl2>- Opposition fantoche -</hl2><p/><p>Sur la télévision publique, la "propagande" fait rage contre Bruxelles, coupable de tous les maux, et les rivaux d'Orban, régulièrement victimes de violentes campagnes de dénigrement. </p><p>Une stratégie qui fait mouche si l'on en croit la longévité du Premier ministre magyar, inégalée dans l'UE.</p><p>"Nous étions mieux préparés" que nos homologues polonais, a résumé M. Orban en comparant samedi les résultats des deux scrutins.</p><p>Mais il a oublié de dire qu'il n'a guère d'adversaire de son calibre.</p><p>Quand la fronde polonaise est menée par le capé ex-président du Conseil européen Donald Tusk, le premier parti d'opposition en Hongrie, qui pointe à 15% dans les sondages, est dirigé par une figure impopulaire, l'ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsany. </p><p>Cible favorite du gouvernement, "son ombre plane sur la politique hongroise" comme une malédiction à laquelle "ne peut échapper" une opposition fragmentée, commente Agoston Mraz, directeur de l'institut Nezopont proche de l'exécutif.</p><p>A l'image de nombreux Hongrois, Blanka Nagy veut de nouvelles têtes. Les députés de l'opposition "font en réalité intégralement partie du système", assène-t-elle. </p><p>"Faire table rase de ces élus, voilà par quoi on devrait commencer" pour espérer connaître un jour le destin de la Pologne, où les forces pro-européennes pourraient prendre les rênes du pouvoir à la mi-décembre.</p><p>Pour Katalin Cseh, 35 ans, eurodéputée du parti libéral Momentum qui incarne la jeune garde, "c'est la preuve, pour nous Hongrois, qu'il y a une fin à tout". </p><p>"Je crois profondément à la possibilité à terme d'un changement", dit-elle à l'AFP alors que Viktor Orban, 60 ans, entend gouverner au moins jusqu'en 2030.</p><p>ros/anb/bg/mm </p><p/></body.content></body></nitf></DataContent></ContentItem></NewsComponent></NewsItem></NewsML>

